MONTAGES 1927 / 1930
Le temps des bigrilles

L'OSCILLATEUR (HETERODYNE)

Il n'est pas très difficile en TSF d'obtenir des oscillations. Elles apparaissent parfois spontanément dans les montages de façon indésirable et se manifestent sous diverses forme : sifflements, "Motor Boating" (oscillations à très basse fréquence évoquant le bruit d'un moteur de bateau), paralysie complète du récepteur.

L'origine des oscillations est toujours un couplage entre l'entrée et la sortie d'un montage amplificateur. Le phénomène est déja décrit dans le fonctionnement de la "détectrice à réaction".

On obtient des oscillations avec une simple triode, dont on couplera le circuit de grille (entrée) au circuit plaque (sortie).

Il existe un grand nombre de montages possibles, le plus répendu est donné ci-dessous.

Le couplage magnétique entre les deux bobines (flèche bleue) provoque les oscillations.

Le sens de branchement des bobines est important. L'inversion du sens de branchement de l'une des deux bobines permet ou non d'obtenir les oscillations.
Un troisième bobinage (en pointillé) permet, éventuellement, de recueillir les oscillations pour une application particulère.
En général la réalisation des bobinages n'est pas laissée au soin de l'amateur. Les problèmes du couplage ainsi que celui du changement de gamme d'onde est résolu par l'utilisation de "
blocs" déja cablés.

 
La fréquence des oscillations est égale à la fréquence de résonance du circuit L C :

(C = valeur de CVosc en Farad)

EXEMPLE : LE BLOC OSCILLATEUR "GAMMA"

Sur la photographie de droite, on distingue les bobines Petites Ondes (en haut), les bobines Grandes Ondes (en bas) ainsi que l'un de deux commutateurs PO / GO .

 
F signifie "Filtre" (voir la suite)

 LE "MELANGE"
Il est réalisé par une lampe "bigrille", dont la constitution est celle de la triode, à laquelle on a ajouté une grille supplémentaire G'. C'est sur cette grille que l'on applique le signal issu du circuit d'antenne.
La sensibilité du superhétérodyne étant beaucoup plus élevée que celle des montages utilisés auparavant , la plupart des récepteurs de cette époque fonctionnaient sur cadre.

On reconnait le schéma de l'oscillateur décrit plus haut. La présence de la grille G'; et du "Filtre MF", n'empèche pas le fonctionnement de ce dernier.

La tension Vant issue de l'antenne (ou du cadre) est appliquée à la grille G'

Chacune des deux grilles agissant sur le flux d'électrons qui traversent la lampe, le courant de plaque se compose d'un "mélange" des signaux d'antenne et d'oscillateur.

 La bigrille fonctionne sous 40 V . Elle est alimentée par une prise médiane de la barterie de plaque.

Le "Filtre MF" sélectionne, dans le mélange des signaux, celui correspondant à sa fréquence de résonnance : fMF.

EXEMPLE DU FILTRE MF "GAMMA"

Comme on peut le constater la valeur de la Moyenne Fréquence est très faible :

fMF = 55 kHz.

Ceci est justifié par les mauvaises performances des triodes utilisées dans l'amplificateur Moyenne Fréquence qui suit cet étage.

 

 

Le cadre et le condensateur CVant constituent le préselecteur.

La fréquence sélectionnée par ce circuit est :

(C = valeur de CVant en Farad et L = inductance du cadre en Henry) 

L'AMPLIFICATEUR MOYENNE FREQUENCE
La sélectivité de l'étage Moyenne Fréquence, qui comprend souvent deux triodes amplificatrice, est assurée par les "Transformateurs MF".

TRANSFORMATEUR MF "GAMMA"

 

MONTAGE PROPOSE PAR LA MARQUE DE BOBINAGES "RYVA"

La sensibilité est réglée par le potentiomètre "Pot" qui fait varier la polarisation des grilles de l'amplificateur MF.

La détection et la partie Basse Fréquence sont "classiques" et déja rencontrées dans la détectrice à réaction.

Le haut-parleur est un "diffuseur" à haute impédance.

La polarisation de la dernière lampe Basse Fréquence était fournie par une pile (4,5 à 9 V). Cette pile ne débitait aucun courant (donc pas d'usure).

QUELQUES CONSEILS POUR LA REMISE EN FONCTIONNEMENT

1 - Se méfier des anciennes alimentations secteur, en particulier pour la tension de chauffage.
Cette tension pouvait parfois atteindre 10 V !!! La vie des lampes ne tient qu'au réglage d'un rhéostat de chauffage...
Préférer une alimentation régulée moderne pour le 4 V !

2 - Sur certain récepteurs c'est le "- 4 V" qui était relié à la masse du poste (- 80 V).
Il est difficile, quand les bornes ne sont pas repérées, de savoir s'il faut relier le " 4 V" ou le "- 4 V" à la masse.
Il n'est pas dangereux de faire l'essai. La bonne connexion est celle qui donne le moins de distorsion et qui correspond à une augmentation de la sensibilité quand on tourne le potentiomètre ("Pot" du schéma ci-dessus) dans le sens des aiguilles d'une montre.

3 - Une simple vérification des composants :
- lampemètre décrit à la page "BRICOLAGE" pour les lampes,
- ohmètre pour les divers bobinages et transformateur....
et ça fonctionne !!!

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