Petites expériences sur la détection FM  “Pulse counting”...   Commercialisés dans les années 1970/80 par les marques Pioneer  et Kenwood, les tuner FM “Pulse count detector” avaient la réputation d’appareils très haut de gamme, ils sont encore vendu d’occasion à des prix élevés.   Avantages de la détection “pulse counting” :   -  Linéarité parfaite grâce à une conversion directe de la modulation de fréquence en signal audio.   - Pas de bruit de fond si le signal reçu est suffisant.     - Insensibilité absolue aux variations d’amplitude du signal HF. PRINCIPE 1 - Abaisser la Fréquence Intermédiaire traditionnelle  (Fi1=10,7 MHz) à une valeur plus faible Fi2, de manière à rendre possible la conversion directe : Fréquence -> Tension. 4- La tension de sortie du monostable est appliquée à un filtre passe-bas qui restitue le signal audio en laissant passer uniquement la valeur moyenne de la tension autour des impulsions.   3 - Déclanchement d’un circuit “monostable” sur les fronts montants (ou descendants) du signal précédent. 2 - Mise en forme du signal avec un “comparateur” ou par saturation d’un amplificateur.   Un module “Pulse count” sera simplement ajouté à un tuner existant “ordinaire”.   On bénéficie ainsi des avantages du tuner d’acceuil (stations préréglées, controle automatique de fréquence). REALISATION   Un commutateur permet de passer du fonctionnement normal du tuner au fonctionnement “Pulse Count”.   On pourra ainsi juger de la différence entre la détection classique utilisé par le tuner la détection Pulse Count. SCHEMA DU MODULE “PULSE COUNT DETECTOR”    Le montage proposé n’utilise que des composants très courants. Il n’est donné qu’à titre indicatif et peut être modifié et amélioré.     -  La fréquence du quartz doit être 300 à 400 kHz en dessus ou en dessous de la fréquence intermédiaire du tuner (10,7 MHz en général).  Ici : Quartz : 11,059 MHz -> Fréquence intermédiaire  Fi2 = 11,059 MHz - 10,700 MHz = 359 kHz.   - La bande passante de l’ampli Fi2 doit être importante ( /-200 kHz). La saturation de cet amplificateur est sans conséquence...  c’est même un avantage.   - Le filtre de sortie est un simple circuit  R = 10 kOhm, C = 4,7 nF, il assure aussi la désaccentuation des fréquences aigues avec une constante de temps de 50 µs (valeur utilisée en Europe)   - La durée des impulsions de sortie du monostable doit être limitée pour que les impulsions ne se chevauchent pas quand la fréquence du signal d’entrée est maximale.   Dans la réalisation décrite ici les impulsions sont réglées à 1,5 µs environ...   Les montages qui suivent n’ont pas la prétention de se comparer à ce type d’appareils très complexes, mais simplement de faire quelques expériences sur ce type de détection pour en aprécier la qualité.   -  La prise de la tension à 10,7 MHz dans le tuner doit se faire sans perturber ce dernier.      On peut éventuellement ajouter un étage adaptateur proche du point de prélèvement dans le tuner.   Ici, la prise est effectuée à la sortie d’un filtre céramique 10,7 MHz. Cela n’a pas de conséquence audibles sur le fonctionnement du tuner. Module “pulse count” CONCLUSION Si tout est correctement réalisé la qualité sonore est surprenante.   VIDEO sonore montant la signal Fi2 amplifié et la sortie du monostable (base de temps : 1 µs/div). Cliquer sur l’image   Le choix de la fréquence intermédiaire Fi2 résulte d’un compromis.  Sa valeur doit être :   - assez faible pour  que  les variations de fréquence dues à la modulation soient relativement importantes.    La variation de fréquence maximale due à la modulation est /- 75 kHz.   - assez grande pour faciliter le filtrage final du signal audio (0 à 15 kHz pour une version Mono).   Une valeur de l’ordre de  300 à 400 kHz parait convenable. I - Version monophonique  Le tuner KENWOOD KT-917 Version mono Version Stéréo Décodeur stéréo amélioré